WQR 2022-23
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World Quality Report 2022-23 : Zoom sur le marché Français

En matière d'ingénierie de la qualité (QE), il y a en France, beaucoup de positivité en ce moment, dans des secteurs tels que les services financiers, l'industrie manufacturière, l'énergie, le secteur public. Au-delà, nous constatons qu'en raison des grands projets de transformation numérique et des fusions d'entreprises, l'agenda de la qualité est poussé avec enthousiasme. Il y a un appétit pour l'innovation, et pour les outils intelligents de QE en particulier, c'est pourquoi ici, chez Capgemini, on nous demande de plus en plus de fournir des preuves de concept (POC) pour démontrer l'efficacité et de bons retours sur investissement.

Les moteurs de la qualité

Qu'est-ce qui motive cette recherche de la qualité ? En partie, l'expérience utilisateur. Dans le Rapport mondial sur la qualité, il y a deux ans, nous avons noté que de nombreuses personnes dans le secteur informatique français commençaient à reconnaître qu'elles devaient être davantage tournées vers l'extérieur, et depuis lors, la dynamique s'est amplifiée : Depuis lors, le mouvement s'est amplifié : les équipes qualité sont beaucoup plus conscientes de la nécessité d'écouter leurs clients et de répondre à leurs attentes, voire de les dépasser.

Certains secteurs français ont leurs propres catalyseurs du changement. Dans le secteur public, les organisations sont conscientes que leurs niveaux d'automatisation des tests sont faibles et elles essaient de rattraper leur retard ; dans les services financiers, elles cherchent à réduire les délais de mise sur le marché tout en maintenant la qualité et l'accent sur leurs lignes de livraison.

Il est intéressant de noter que les autres moteurs de la qualité sont la durabilité et l'inclusion. La durabilité est un sujet nouveau, mais jusqu'à présent, nous n'en avons entendu parler qu'à un haut niveau parmi les DSI : ce n'est pas encore quelque chose qui se traduit au niveau des projets concrets.

En revanche, l'accessibilité est au cœur des préoccupations. En France, les plateformes technologiques sont soumises à une obligation nationale de prendre en compte les questions d'accessibilité. Elle entrera en vigueur cette année, d'abord dans le secteur public, puis dans toutes les organisations du secteur privé dont le chiffre d'affaires est égal ou supérieur à 250 millions d'euros. En outre, la loi européenne sur l'accessibilité (EAA) doit être mise en œuvre d'ici juin 2025. Son objectif est de supprimer les obstacles à l'utilisation des ordinateurs et des appareils mobiles auxquels sont confrontées les personnes handicapées dans l'UE.

Des développements récents et naissants

L'adoption de la méthode agile a maintenant atteint un stade en France où, dans les développements à grande échelle, ce n'est plus un problème. En fait, c'est la nouvelle normalité. Dans certains projets de transformation numérique à l'échelle de l'entreprise, cependant, l'approche n'est pas aussi complète qu'elle pourrait l'être.

On suppose souvent que les équipes agiles sont composées de personnes ayant des compétences hybrides en développement et en test, mais ce n'est pas souvent le cas en France. Nos équipes agiles ont toujours des personnes dédiées à la QE - mais elles sont néanmoins pleinement intégrées à la mêlée. Par exemple, une organisation de services financiers comptant plus de 100 personnes chargées de l'assurance qualité utilise une approche de test basée sur des modèles dans laquelle des rôles individuels sont désignés au sein des équipes - et il s'agit d'une entreprise considérée en France comme un précurseur.

Le concept de cartographie de la chaîne de valeur, dans lequel les organisations examinent où elles se trouvent actuellement, regardent où elles veulent aller et cartographient les étapes intermédiaires du processus, n'est pas encore mis en œuvre en France. Cependant, nous pensons que c'est un concept utile : la création d'un cadre dans lequel mesurer et optimiser la valeur des pratiques de QE doit être une bonne chose.

L'automatisation des tests se poursuit à un rythme soutenu. De nouveaux outils sont introduits en France cette année, et ils sont utilisés dans des programmes de tests continus dans les services financiers, dans l'industrie et dans d'autres secteurs.

Cependant, il y a des défis à relever. Les données de test et leur gestion peuvent être difficiles : les données elles-mêmes sont difficiles à tester, elles présentent des problèmes de sécurité et la création de données synthétiques n'est pas simple. De plus, la transition vers les plateformes en nuage signifie que les organisations doivent transférer des centaines d'applications et trouver de nouvelles façons de les tester toutes. Il s'agit d'une compétence particulière, pour laquelle la connaissance du secteur est un avantage - c'est pourquoi plusieurs organisations françaises nous demandent de les aider.

Faire grandir les talents

D'une manière générale, il est bon de pouvoir dire que la France transforme la manière dont les services de QE sont fournis. Toutefois, le succès dépend de la disponibilité de personnes possédant les compétences adéquates. Le secteur a beaucoup parlé de la nécessité de trouver des personnes ayant des points forts en matière de qualité et de test, puis de les former à des compétences générales ou de leur donner une connaissance du domaine, ou les deux.

Mais faut-il que cela se passe ainsi ? Dans les services financiers français, nous voyons des organisations identifier des personnes possédant les compétences générales requises, puis les former aux aspects pratiques de l'ingénierie de la qualité. De même, chez Capgemini, nous recrutons activement des personnes ayant une connaissance du secteur et nous les aidons à acquérir des compétences en ingénierie de la qualité. C'est une combinaison qui les rend éminemment employables - et c'est aussi quelque chose dont chaque organisation ici dépend pour sa réussite future.

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Régis Curien
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Digital Assurance & Quality Engineering
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